Chantal Jouanno désavouée

Paris Tribune.fr


Les propos de la secrétaire d'Etat à l'Ecologie viennent d'être officiellement commentés par le chef de l'Etat à Bruxelles.


26 Mars 2010 16:13

Il n'y a pas que les radis noirs bio des paniers de légumes de saison que Chantal Jouanno se fait livrer chaque semaine qui piquent la langue. La politique peut aussi laisser un goût amer.
La première séance d'installation des membres de l'assemblée régionale vient de se terminer peu avant 16h. Chantal Jouanno est membre de la commission permanente de la région Ile-de-France. Une nouvelle vie pour celle qui a poussé un kiai (ndlr : le cri du karatéka au moment de l'attaque ou pour bloquer un geste) à l'annonce de l'abandon de la taxe carbone par celui à qui elle doit sa carrière politique, et qu'elle sert de manière "fidèle", "sans rien lâcher sur le fond", le vouvoyant et ayant "beaucoup de respect pour lui." Peu avant 13h, en marge du Conseil européen consacré à la stratégie économique de l'UE jusqu'en 2020 ainsi qu'à la recherche de solutions pour la dette de la Grèce, le chef de l'Etat vient de désavouer publiquement sa secrétaire d'Etat et ancienne plume : "Je n'ai pas apprécié ses propos", explique-t-il, "il y a une stratégie fixée par François Fillon et moi-même, et je demande à ce qu'on s'y tienne".
A l'assemblée régionale qui a vu vers 12h30 l'élection du socialiste Jean-Paul Huchon à la tête de la région, l'intéressée ne réagit pas - encore. Dans une interview de décembre 2009 dans le magazine Gala, l'écologiste convaincue déclarait : "Je pense que si l’on est solide sur ses bases, il n’y a aucune raison de craindre les gens forts. Je suis une tête de pioche et j’ai été choisie en connaissance de cause. Je ne lâcherai rien sur les questions d’environnement et de biodiversité, mais si je découvre que la politique n’est que cynisme, j’irai rêvasser ailleurs !" Suspens...


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Journaliste tahitienne. Formations universitaires modestes, en droit, en sciences sociales… En savoir plus sur cet auteur
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