Un voeu pour la vocation de Paris comme capitale mondiale du marché de l'art

Voeu UMP en vue de la séance du conseil de Paris du mois de novembre 2014.


Défendre la profession de commissaire-priseur et faire de Paris la première place mondiale pour le marché de l'art.


Elodie Châtrain
12 Novembre 2014 23:59

Enchères à l'Hôtel Drouot @ Archives Paris Tribune.
Ne pas se retrouver entre le marteau et l'enclume. La nouvelle maire du 9e de 40 ans, présentée comme "(faisant) de la politique com' mais (le faisant) plutôt bien", selon un adjoint d'Anne Hidalgo cité par le journaliste Pierre Jaxel-Truer du Monde, espère obtenir un vote à l'unanimité autour d'une idée présentée comme consensuelle, tout en critiquant le projet de loi pour l'activité du ministre de l'Economie Emmanuel Macron.

Delphine Bürkli (UMP), conseiller de Paris élue en 2008 devenue maire du 9e arrondissement en 2014, prépare un voeu relatif à la "vocation de Paris comme capitale mondiale du marché de l'art et à la défense de la profession de commissaire-priseur". Le voeu, présenté le 7 novembre 2014 en 5e commission "Urbanisme - Logement - Grand Paris - Développement économique", n'a pas été voté lors du conseil du 9e arrondissement le 3 novembre. Il doit être directement débattu à la séance du conseil de Paris les 17 et 18 novembre prochains.

Le 9e défend la profession de commissaire-priseur

Delphine Bürkli attaque le projet de loi pour l'activité d'Emmanuel Macron, qui "menace la profession de commissaire-priseur en prévoyant une fusion incohérente entre les professions d'huissier, de commissaire-priseur, de mandataires et d'administrateurs judiciaires", et qui est "décriée par toutes les professions concernées" qui "ont par ailleurs leurs instances nationales dans le 9e arrondissement".

Dans le voeu qui sera défendu au conseil de Paris par la maire du 9e, Jean-Baptiste de Froment, 37 ans, ou Gypsie Bloch, 42 ans, les trois conseillers de Paris du 9e arrondissement veulent défendre la profession de commissaire-priseur chère au 9e, arrondissement abritant "depuis toujours l'hôtel des ventes Drouot (...), 20 salles de ventes, 110 maisons de ventes, 2.000 professionnels et recevant 6.000 visiteurs par jour", véritable plaque tournante du marché de l'art sous toutes ses formes et de toutes origines "ayant adjugé 431 millions de produits en 2012".

La préparation du projet de loi pour l'activité, présenté au conseil des ministres du 15 octobre 2014 par Emmanuel Macron, ministre de l'économie, de l’industrie et du numérique, "prévoira notamment la fusion des professions d'huissier de justice, de mandataire judiciaire et de commissaire-priseur judiciaire dans une profession unique de l'exécution judiciaire". De quoi faire bondir les commissaires-priseurs de l'hôtel Drouot situé à deux pas de la mairie du 9e.

Paris, capitale de l'art ?

Paris est-elle la capitale de l'art ? Oui selon Delphine Bürkli pour qui "Paris (...) a vocation à être une des capitales mondiales de l'art tout en rappelant que "le commerce de l'art représente 13.500 entreprises spécialisées (galeries, maisons de ventes, marchands brocanteurs, antiquaires, etc), 10.000 emplois directs et 55.000 emplois induits) avec comme pierre angulaire la profession de commissaire-priseur".

Selon des experts en Art, Paris n'a plus la première place mondiale pour le marché de l'art mais reste "l'une des plus anciennes et des plus riches places du marché de l'art au monde". Et cela n'a rien à voir avec les inaugurations ces dernières semaines de la FIAC 2014, du Musée Picasso, et de la Fondation Vuitton, ou les mésaventures de la sculpture gonflable de Mac Carthy place Vendôme, un "plug" appelé en bon français un "suppositoire" par l'académicien Jean d'Ormesson.

Les élus UMP demandent donc à la Maire de Paris "d'installer en urgence un groupe de travail avec les professionnels du marché de l'art sur la vocation de Paris comme capitale mondiale du marché de l'art" et de défendre auprès d'Emmanuel Macron l'avenir de la profession de commissaire-priseur, "essentielle au rayonnement culturel et économique de Paris".

Art et la politique

"La politique, c'est l'art de rendre possible ce qui est nécessaire..." disait Jacques Chirac. La réponse d'Anne Hidalgo est très attendue.


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