Exposition Pierre Omcikous à la galerie Les Montparnos

VIe arrondissement : nouvelle exposition à la Galerie Les Montparnos, 5 rue Stanislas 75006 Paris.


"Le secret des silences" est le titre choisi pour l'exposition de Pierre Omcikous par Mathyeu Le Bal, directeur de la galerie les Montparnos


par Mathyeu LE BAL
2 Avril 2013 - 00:36
     

C’est aux Editions l’Âge d’Homme, à la librairie de la rue Férou, au pied de l’Église Saint-Sulpice que j’ai vu pour la première fois les œuvres du peintre Pierre Omcikous.

Le secret des silences

Il y avait là une série de portraits d’écrivains, un bronze robuste, un impressionnant tableau sur les bombardements de la Serbie, et le portrait du fondateur, Vladimir Dimitrijevic. Cela m’a suffit, je n’avais pas besoin d’en voir davantage tant ce qui se tenait devant moi, m’assurait de la qualité que je cherche en peinture.

Ce n’est que bien après, qu’eut lieu ma rencontre avec le peintre, je remercie d’ailleurs la maison d’édition l’Âge d’Homme de l’avoir organisée. La première visite de l’atelier de Gentilly fut marquante, quelques œuvres, peu, du moins pas assez pour se faire une vision précise d’exposition.

Mais, j’y fus immédiatement touché par les oiseaux, - des mésanges -, qui entraient librement dans l’atelier par le biais d’une verrière. Le peintre les nourrissait là, entre chevalets et tableaux posés sur des tapis maculés de peinture ; j’ai trouvé la cohabitation poétique pour ne pas dire franciscaine.
Reconnu par tous aujourd’hui comme étant l’un des plus importants peintres slaves de sa génération, Pierre Omcikous arrive à Paris en 1952 et fréquente des peintres comme Poliakoff, Hartung, ou encore le critique d’art Charles Estienne.

Sa peinture, forte et profonde, est empreinte d’expression de pure humanité. Loin des séductions de l’idée, elle s’incarne dans la matière de la vie elle-même. La matière est épaisse, puissante ; des vibrations y sont franches, sensibles, s’y meuvent des reflets, mouvements denses et musclulesques. Parfois là ou ici, un scintillement qui semble rentrer, revenir dans la toile. Parfois encore ces tons comme des phosphorescences.

Rien de plus que le vivant, dont le vrai se révèle peu à peu.

Ce qui m’intéresse profondément et qui est l’esprit de la galerie, c’est de trouver dans cette peinture une authenticité, c’est à dire ce refus du mensonge. Même si ce refus prend les traits d’une apparente marginalité. Elle nous offre étonnamment à découvrir un sentir. En un mot cette peinture a du souffle, du coffre, autrement dit tout le contraire de cette mode des idées.

Ainsi, nuls effets, ni surenchère de style, juste un parfum.
Les arômes visibles d’une réalité cachée.
Des silences qui parlent, d’une voix que seul saisit le regard.
Mais qui parle ? Est-ce l’intimité de l’œuvre elle-même ou sa part d’extériorité ?
Et derrière les brumes épaisses que constitueraient les couches de peinture, on avance de lueur en lueur vers un dépouillement extrême, brutal comme une clarté.
De l’île de Korcula jusqu’à Montparnasse.
Une peinture aux parfums adriatiques de l’une des figures majeures et des plus secrètes du Paris de ce dernier demi-siècle.
La Galerie Les Montparnos est vraiment heureuse de vous inviter à l’exposition des œuvres du peintre Pierre Omcikous.





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