Objectif : zéro dette publique


Cinquante heures. C'est la durée des débats prévue pour l'examen du projet de loi sur la réforme des retraites. Ce qui donne au bas mot une augmentation de la dette publique de 345.000.000 euros.


8 Septembre 2010 - 07:01
     

© Marc Dietrich - Fotolia.com
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Cinquante heures. C'est la durée des débats prévue pour l'examen du projet de loi sur la réforme des retraites. Ce qui donne au bas mot une augmentation de la dette publique de 345.000.000 euros : l'accroissement est de 230.000 euros toutes les deux minutes, explique Jacques Attali lors de la parution de son dernier livre "Tous ruinés dans 10 ans ?" sorti en mai chez Fayard avec le sous-titre "Dette publique la dernière chance".
C'est mécanique, mathématique et égalitaire : riches, pauvres, travailleurs ou chômeurs, personne mourante ou nouveau-né, les Français ont une dette vis-à-vis de l'Etat d'environ 18.000 euros chacun. De quoi être mécontent. Devoir de l'argent rend nerveux, parfois violent. Au Moyen-Age, le plus sûr moyen pour un seigneur de ne pas rembourser son créancier était, outre de lever des impôts, de confisquer ses biens ou de le faire disparaître. C'est ainsi que les Templiers et les Juifs ont été spoliés et tués, le degré zéro de la gratitude.
Les comptes de l'Etat sont dans le rouge depuis 36 ans. Le dernier budget présenté en équilibre remonte à 1974 et le déficit public ne cesse d'augmenter par l'addition des montants empruntés. L'emprunt sert à financer les dépenses courantes, la France n'ayant plus les moyens de payer ses fonctionnaires, les allocations, les retraites. Pour payer les intérêts de sa dette, l'Etat emprunte auprès des banques, des Etats étrangers et des personnes richissimes confiants en la capacité de la France à se redresser.

Pour cela, les Français n'ont pas à renoncer à leur niveau de vie. Ils doivent travailler plus et mieux : les plus pauvres pour échapper à la précarité, et les moins riches aussi. Les vrais riches, même s'ils se laissent aller au lieu de réagir, s'en sortiront toujours. Tous doivent comprendre pourquoi il faut faire des efforts. Pour simplement échapper à la catastrophe et planifier son bien-être.


Mots-clés de l'article : dette, déficit, jacques attali, templiers

Vaea Devatine
Journaliste tahitienne. Formations universitaires modestes, en droit, en sciences sociales... En savoir plus sur cet auteur

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