Quand François offrait ses pièces en chocolat

Fable 2 de Jean de la Source publiée sur www.paristribune.info


Fable satyrique sur ce qui agite la classe politique.


Sherlock Watson
1 Février 2017 19:20

Introduction

Le nouveau collaborateur de Paris Tribune se prête de nouveau au jeu du pastiche. Le Canard enchaîné de ce mercredi 1er février augmente la note des fonds reçus du Parlement par la famille Fillon en ajoutant des sommes versées pour "1998 à 1990".

Ces faits qui ont près de vingt ans ont inspiré à Jean de la Source une fable où, en cherchant plus, en creusant plus et en remontant dans le temps, on arrive à l’époque où l’homme mis en cause était enfant, âgé de quatre ans.
 
« Sous l’Ancien Régime, on riait à la Cour. Au XXIe Siècle, on ne rit plus, en tout cas pas partout, et la Justice est sans cesse en Cours. »
Jean de la Source, collaborateur à Paris Tribune.
 
Le pastiche est destiné à provoquer les sourires. ll s'inscrit dans l'esprit français. Il n'implique aucune culpabilité à aucun protagoniste de l'affaire connue sous le nom « Pénélope Gate ».
 

Quand François offrait ses pièces en chocolat

Voilà une vieille histoire,
Exhumée par un canard,
Un journal local,
Un écho pas banal.

C’était le p’tit françois,
A l’école communale,
A quatre ans en maternelle,
Il admirait, pour lui la belle,
Une fille originale,
Il l’approchait sans bruit,
Mais sa timidité,
Gênait l’assiduité.

Il l‘appelle Mirabelle,
Parce qu’il aimait ce fruit.
Il veut lui plaire,
Un jour, il a l’idée,
Un ami des parents,
Un vieux Monsieur, cheveux argent,
Offre une bourse, plein d’pièces en chocolat.
Le lendemain, il en prend deux
A l’école, il court vers Mirabelle,
Et lui dis « Tiens ! Je t’aime ! »

A quatre ans on est mignon,
Les mots d’enfant, c’est délicieux.
Mais voilà, l’homme est fonctionnaire
Argent public, garnement !
Tout s’ébranle,
Le juge ouvre l’enquête,
Les policiers s’affairent,
de la maison, ils chamboulent le chambranle
Et aussi le pignon,
Voici bien des déboires,
« J’en ai pas pris 22 ».
A quatre ans, quelle galère.


Tant d’années après, les revoilà, 
C’est extraordinaire,
Et aussi pernicieux,
C’est du temps de Mathusalem
Je deviens cafardeux.


Toujours ces fouinards,
Pour le chambardement
Vite les faire taire,
Ne plus parler affaire,
C’est cela, qui est urgent,
Sinon, je perds, et je suis chocolat.


Jean de La Source.
Quand François offrait ses pièces en chocolat © Jean B.



Mots-clés de l'article : conte fable histoire

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