Suite aux grèves du 17 février et du 10 mars, les syndicats protestent une 3ème fois contre le projet de loi sur l'offre d'accueil de la petite enfance. Celle-ci comprend une augmentation de 20% du nombre d'enfants dans les crèches sans recrutement supplémentaire et la moindre qualification du personnel. Les syndicats unitaires sur la question dénoncent le remplacement du taux actuel de 50 % du personnel de la crèche à devoir être qualifié (puéricultrices, auxiliaires puéricultrices, éducateurs ou infirmiers) par un taux à 40 % qui doit intégrer les titulaires de CAP de la petite enfance. Autre préoccupation des parents à Paris : à partir de la rentrée 2010-2011 les tarifs des crèches vont augmenter. Il en coûtera 35 euros de plus par mois pour un couple aisé ayant deux enfants en crèche. Un rééquilibrage des tarifs prévu par l'Hôtel de Ville pour faire face aux dépenses accrues dans ce secteur.
N'ayant pas pu terminer l'examen du projet de loi le 9 avril, veille de vacances parlementaires, les sénateurs ont repris leurs travaux lundi 26 avril. C'est dans la nuit que le projet de loi du Grand Paris voulu par Nicolas Sarkozy a été adopté à 179 voix "pour" contre 153 "contre", avec un amendement enterrant le projet Arc Express, une rocade ferroviaire en proche banlieue élaboreé par la majorité à l'assemblée régionale sous la présidence de Jean-Paul Huchon. Le projet du Grand Paris, d'un coût estimé à 21,4 milliards d'euros, prévoit la création d'un métro automatique reliant des pôles économiques franciliens de Saclay, La Défense, la Plaine-Commune, Roissy et Orly et l'aménagement de futures gares pour les liaisons inter-banlieues. Selon Christian Blanc, secrétaire d'Etat au développement de la région capitale, ce super-métro est censé favoriser le développement de l'Ile-de-France en faisant de Paris et de l'Ile-de-France « une des quatre premières villes-monde, avec New York, Londres et Tokyo».