(...) "Ce qui faisait la force de Mekter (et de Marie-Jeanne aussi, hélas) était sa faculté de se projeter dans le futur. Du haut de sa tour d’ivoire, il avait une vision panoramique de ce qui allait succéder au présent. Sa réflexion portait sur les possibles développements de la situation à Tahiti"(...).
(...) - Nous ne voulons pas la guerre mais, si le Nord nous y contraint, nous n’aurons d’autre choix que la faire. - La guerre a toujours été une période provisoire de régression ; vous vous engageriez dans un conflit aussi aigu ? demanda Mekter. - Oui, car faite au nom de la liberté, notre guerre sera juste. - Dans ce cas, je peux déjà vous annoncer l’issue : la défaite ! - Comment cela ? (...)
"Le Bureau d’Orientation Populaire traçait donc sa route. À l’écart des services administratifs, son étoile montait, très rapidement ou trop rapidement, aux yeux de certains chefs de service aux dents longues. Des insinuations se mettaient à courir dans les cercles du pouvoir. Comment un simple ‘bureau’ se permettait-il d’influencer les politiques en passant par-dessus les services ? Ce vent de fronde fut stoppé net par quelques faits bizarres".