L’œuvre
"L’avocat de village
" signé et daté en bas à gauche BRVEGHEL 1616
illustre dès 1618 des pamphlets dénonçant les malversations et la corruption des représentants du pouvoir espagnol.
Le chapeau tenu par le paysan semble décrit par la légende de l’un de ces tracts :
« Le beau-parleur prend l’argent, le beurre, les poulets et les canards et laisse souvent le paysan avec son chapeau vide dans les mains.
Qui préfère cependant la justice à la soupe grasse donne ce qu’il doit aux nécessités de la Loi ».
La physionomie de l’avocat représenté ici, caricaturale, rappelle celle des Habsbourg alliés aux Espagnols qui détruisirent Anvers en 1585.
Les commanditaires d’une telle œuvre avaient là un moyen imagé de manifester leur hostilité à l’occupant, ce qui explique que, même après la mort de l’artiste, la composition continue d’être reprise par son fils, Peter Brueghel III.
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