Décidément, droite et gauche n’arrivent pas à se mettre d’accord sur l’évolution des subventions aux associations de l’arrondissement.
Lors du conseil d’arrondissement, le lundi 7 mai 2012, Geoffroy Boulard (UMP) présente une délibération portant sur une subvention de 7000 euros distribuée à l’association Espace 16, qui délivre bénévolement des cours de français aux personnes immigrées.
Annick Lepetit (PS) avait déjà fait remarquer au dernier conseil que les subventions sont en hausse contrairement à ce que dit la majorité d'arrondissement. Elle observe aujourd’hui que de nombreux projets de délibérations portent sur des subventions aux commerçants et aux associations, et en conclut que les subventions existent et, qui plus est, augmentent.
L’adjoint UMP chargé de la sécurité, de la prévention, à la politique de la ville et au développement économique, se défend en expliquant qu’ils n’ont pas les mêmes chiffres et promet de délivrer à la députée de Paris et adjointe au Maire de Paris en charge des transports, des déplacements et de l’espace public, un point précis lors du prochain conseil pour lui prouver que les subventions sont en baisse.
11 conseillers de Paris sur 163.
Peu de conseillers de Paris étaient présents à la soirée électorale à l'Hôtel de Ville, qui a vu la victoire du candidat François Hollande au poste de Chef de l'Etat pour les 5 prochaines années.
Parmi les conseillers de la majorité municipale : Georges Sarre (du 11e arrondissement) et Philippe Ducloux (11e) sur place peu avant 20h, Ian Brossat (18e), Christian Sautter (12e), Jean-Louis Missika (12e), Anne Hidalgo (15e), Denis Baupin (20e) et Bertand Delanoë, peu avant 23h.
Parmi les conseillers de l'opposition municipale : Philippe Goujon (15e) et Jean-François Lamour (15e) arrivant de la Mutualité vers 22h20. Suivi vers 23h par Jean-Pierre Lecoq (6e) accompagné de son premier adjoint, Jean-Charles Bossard, au moment où le Maire de Paris terminait de livrer ses impressions à la presse.
Les derniers scores confirmés, ceux du 12e arrondissement, sont tombés à 00h55.
Nicolas Satkozy, candidat malheureux au 2e tour de l'élection présidentielle, a fait ses adieux depuis la Mutualité dans le 5e arrondissement de Paris aux "responsabilités gouvernementales avec un haut niveau".
"Ma place ne sera plus la même", a-t-il déclaré dans son discours, "après 35 ans de mandats et depuis 10 ans de responsabilités gouvernementales avec un haut niveau."
"Mon engagement sera différent", a poursuivi celui "qui s'apprête à redevenir un Français au milieu des Français."
L'ancien président de la République, qui garde le titre de "Monsieur le Président" souhaite "bonne chance au milieu des épreuves" au nouveau président de la République qu'il a eu au téléphone peu avant son intervention télévisée, car "cela sera difficile."
Avant de terminer son discours devant des militants UMP en pleurs par un vibrant "Pensez à la France, aux Français et à l'unité (...) pour donner la meilleure image de la France, joyeuse, qui ne regarde pas l'autre comme un ennemi."
Gageons que ces recommandations ne seront peut-être pas suivies de beaucoup d'effets par les prétendants UMP au siège de député. En lieu et place de la dignité demandée par Nicolas Sarkozy, le sauve-qui-peut pourrait bien l'emporter.