Réagissant à la décision du Conseil constitutionnel le 21 février 2012, Corinne Lepage, qui avait déposé des observations en intervention lors de l'audience publique le 16 février,
"regrette" dans un communiqué
"que le Conseil Constitutionnel entérine une vision purement politique du parrainage, qui devrait avant tout rester un acte républicain."
Selon elle, le non-anonymat des signatures
"ne permet pas au pluralisme de l’exercer puisque la publication des parrainages permet la pression des grands partis politiques, et admet la transformation de ce qui était un acte républicain en un appui politique à un candidat, rendant très délicate la position des maires à la tête de municipalités d’intérêt local (Droite/Gauche) et conduit au refus de tout parrainag."
Pour l'avocate de profession, la décision
"fait prévaloir la cooptation des candidats à la Présidentielle par quelques partis politiques à l’encontre de ce qu’avait expressément voulu le Général de Gaulle et de ce qu’avait voté par référendum le peuple français en 1962, soit l’anonymat des parrainages donnés par les élus aux candidats à l’élection présidentielle."
Pour contrer
"l’hypocrisie qui consiste à vanter le référendum pour mieux bafouer le vote qui en résulte", la candidate de Cap21 à l’élection présidentielle
"lance un appel à tous les maires indépendants, qui ont dans l’histoire été bien souvent des exemples de courage, à résister et à donner des parrainages quelles que soient les pressions auxquelles ils sont soumis" pour refuser de voir ce sujet
"préempté" par Marine Le Pen.
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21 février 2012 : Le Conseil constitutionnel entérine la publicité du parrainage.