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Le 20 août 1792, un décret de la Commune de Paris interdit l’action des "empoisonneurs de l’opinion publique" et saisit les imprimeries.


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16 Décembre 2020 - 00:00
     

La presse se développe sur le web et se conjugue aussi avec des éditions imprimées. 

Les petites équipes rédactionnelles avec des informations de niche ont le vent en poupe dans la presse sur internet.
Avec le numérique, les lecteurs n'ont plus besoin d'acheter leur journal chez le marchand de journaux : les éditions PDF gratuites viennent à eux avec des articles calibrés pouvant être lus en peu de temps, dans les transports en commun ou au bureau.

Actuellement, seule "la liberté d’expression" est reconnue en France.

La "liberté de la presse" n’était déjà pas mentionnée dans la Déclaration de 1789. Le 20 août 1792, un décret de la Commune de Paris interdit l’action des "empoisonneurs de l’opinion publique" et saisit les imprimeries. La liberté de la presse s'arrête pendant 89 ans.

Il faut attendre 92 ans après la Révolution française pour que la liberté de la presse soit reconnue en France par la loi du 29 juillet 1881, avec un statut juridique dérogatoire au droit commun. La classe politique, épinglée par des enquêtes journalistiques, crie au harcèlement et demande des mesures. La loi de 1881 sera amendée plus de 40 fois, avec peu de dispositions autorisant une information plus libre. En 1994, deux députés, Alain Marsaud (RPR) et Philippe Houllon (UDF), font même voter un amendement imposant un secret total de l’instruction judiciaire au cours d'une séance de nuit où l’hémicycle de l'Assemblée nationale est quasiment déserté.

La presse revient de loin

A la veille de la Première guerre mondiale, il existait 60 titres différents à Paris. Parmi la grande presse, 4 titres dépassaient le million d’exemplaires de quotidiens : Le Petit ParisienLe Petit JournalLe MatinLe Journal. A la veille de la Seconde guerre mondiale, Paris Soir dépasse le million et demi d'exemplaires. Les journaux pouvaient être entre les mains "des puissances d'argent" qui ne garantissaient pas forcément l'indépendance des titres.

Après la Seconde guerre mondiale, l'on punit la presse : tous les titres parus pendant l'occupation allemande sont interdits. La presse est réorganisée. Les biens des entreprises de presse sont mis sous séquestre avant d'être transférés à l'Etat qui récompense ceux qui ont publié des journaux de contre-propagande sous l'occupation.

Le Monde naît à l'initiative du Général de Gaulle pour que la France soit dotée d'un journal "sérieux". Jusqu'en 1984, l'Etat monopolise la radio et la télévision sans soulever de contestation. A droite comme à gauche, l'on se méfie de la liberté d'entreprendre et de la libre concurrence. Les aides publiques à la presse apparaissent.

​Pour une liberté d'information

Pour autant, l'avenir de la presse ne résidera ni dans le tout numérique ni dans le tout imprimé mais plutôt dans la liberté d'information permettant aux lecteurs de mieux s'exercer à la recherche du véridique.

Il s'agit avant tout pour nos lecteurs attachés à l'information de mieux connaître ce qui contribue à la manifestation de la vérité. Pour les gouvernements, de permettre l'accès aux informations avec la plus grande transparence possible. Et pour les journalistes, de pouvoir travailler et d’aller le plus loin possible dans leurs recherches.




Vaea Devatine
Formations universitaires modestes, en droit, en sciences sociales appliquées, en langues et... En savoir plus sur cet auteur



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