Au CROUS de Paris, les étudiants galèrent déjà


Ouvert depuis deux jours, le centre universitaire accueille seulement de 9h30 à 12h30 les candidats aux logements et autres boursiers pour la rentrée 2009/2010.


Jean-Mary Nicolas
26 Août 2009 - 13:54
     

Sous les feux de l’actualité en juillet avec le combat judiciaire contre le collectif du Jeudi Noir , le centre régional des œuvres universitaire et scolaire (CROUS) de Paris, situé 39 avenue Georges de Bernanos, réouvre ses portes après un congé estival. On peut cependant s’interroger sur les modalités de cette rentrée car l'établissement se retrouve amputé d’une grande partie de son personnel. Impossible d’en connaître les raisons puisque sur place comme par téléphone, le bureau de la directon administrative reste inaccessible.

La ville de Paris compte environ 300.000 étudiants dont 40000 sont boursiers et gérés par le CROUS. Ce dernier loge aussi 3500 universitaires dans toute la capitale. Attribués selon des critères bien précis chaque année, le logement et/ou l'accès à la bourse ne se renouvellent pas systématiquement et les demandes doivent être formulées du 15 janvier au 30 avril de chaque année suivant la rentrée. L'afflux d'étudiants retardataires (vacances, jobbeurs, en attente de résultats) pourrait vite accentuer le nombre de dossiers non traités dans les jours qui viennent.

A l’intérieur des lieux, le peu d’employés présents est bien trop occupé à gérer les nombreux cas particuliers alignés en files d’attente. Une situation intolérable pour des étudiants comme Vanessa, 21 ans, qui arrive de Tunisie : « Je suis là pour un logement promis dès mai 2009. Mais en juin un courrier m’annonce que finalement je suis placée sur une liste d’attente et que j’aurais la réponse définitive fin juillet. A cette date je décide de les rappeler, mais personne n’est joignable. J’habite en Tunisie et j’ai donc du me déplacer à Paris sans savoir si je pourrais rester étudier ».

Le service Pôle-Emploi, censé informer les étudiants sur les questions d’emploi extra-scolaire est lui aussi fermé*. Le manque de personnel et d’organisation se fait également ressentir dans l’orientation des visiteurs. Plusieurs parents viennent régler le dossier de leur progéniture et sont perdus au milieu de tous ces bureaux. Des étudiants se montrent solidaires dans l’épreuve et servent de guide.

« C’est hallucinant d'être traité comme du bétail » s’impatiente Yann dans la file d’attente "boursiers". « Ils devraient embaucher plus de personnel, même des étudiants. »

Une fois jointe sur place, Marion Sabourin chargée de communication du CROUS promet « un progrès visible dans le courant de la semaine prochaine avec le retour de vacances de la direction». Une rentrée dans la rentrée en quelque sorte...



Mots-clés de l'article : 5e arrondissement, crous, étudiant






E riro 'outou i te au / Vous pourriez également aimer / You might also like
< >

Lundi 25 Octobre 2021 - 16:19 Portes ouvertes d'Anvers aux Abbesses

Tahiti | Région Pacifique | France et Europe | Paris Ile-de-France | Paris News Post | Editions | Cités


ACCUEIL

Newsletter
Facebook
Twitter
YouTube


 

La boîte à archives


Un élu peut être critiqué plus librement que les citoyens ordinaires

La France a été condamnée par la Cour Européenne des Droits de l’Homme le 6 octobre 2011 pour avoir violé la liberté d’expression.

L'invective politique dans le cadre du mandat syndical fait partie intégrante du droit à la liberté d'expression.

Un élu peut-il faire condamner des syndicalistes un peu trop critiques à son égard ? L'invective politique dans le cadre du mandat syndical peut-elle être sanctionnée par les juges ?

Dans la décision de la Cour Européenne des Droits de l’Homme du 6 octobre 2011, l'invective politique dans le cadre du mandat syndical fait partie intégrante du droit à la liberté d'expression.

Dans cette affaire, deux syndicalistes de l’Union syndicale professionnelle des policiers municipaux (USPPM) distribuent des tracts : une fonctionnaire de police, ayant eu un litige avec un maire, ayant été sanctionnée par celui-ci et mise en cause dans deux numéros du bulletin municipal, porte plainte pour injures publiques et subornation de témoin.
Ils sont attaqués par le maire pour des propos, selon celui-ci, "clairement diffamatoires", dans le but de le discréditer en tant qu’élu aux yeux de la population de sa commune.

Maître Gérard Ducrey , Avocat au Barreau de Paris commente pour Paris Tribune la décision de la Cour Européenne des Droits de l’Homme du 6 octobre 2011. Une décision qui doit inciter les élus de Paris à ne pas demander à des juges d’arbitrer le débat public, même polémique, car il participe à la société démocratique.

Vaea Devatine