Cassage de vitres en série : un genre d'intimidation en vogue ?

Sixième Tribune


Pour la 17ème fois, l'entreprise Bernard et Sylvestre voit sa devanture voler en éclat.


Ghislain Fornier de Violet et Tevaite Devatine
20 Juillet 2009 - 18:47
     

En tout cas, c’est ce que les responsables d’actes de vandalisme, rue Mayet, ont l’air de croire. L’air s’engouffre une fois de plus par deux trous dans les vitres de l’artisan plombier-serrurier du 16bis, l’un du à un coup dans la vitre, l’autre fait « probablement avec un pied de biche » observe le propriétaire, qui vient de constater les dégâts avec les policiers.
Ces derniers, en civil, ne souhaitent pas communiquer sur ce cassage à répétition. Ils viennent chaque fois constater les dégâts mais ne peuvent prévenir les dégradations, compte tenu de l’absence de témoins. Le propriétaire nous explique qu’il subit cette pratique inquiétante environ chaque mois, depuis 2 ans déjà. Les vandales opèrent de nuit, soulèvent le rideau de fer et cassent les vitres, sans pour autant déclencher l’alarme. Ils grattent aussi les numéros de téléphone, afin de les rendre inutilisables.
L'impact
L'impact

La facture s’élève à plus de 10.000 euros pour 17 réparations, et ce à ses frais, puisqu’il ne peut solliciter son assurance en raison de la récurrence du problème.
Artisan honnête, qui voit sans cesse ses efforts pour s’implanter dans le quartier anéantis, de plus à des tarifs compétitifs, il ne sait pas comment (ré)agir, ni vers qui se tourner.
Dans un quartier réputé pour son calme, ce mystérieux acharnement provoque chez lui incompréhension et amertume.
Mais malgré les 17 plaintes déposées, l’artisan plombier-serrurier reste confiant et espère que ses discrets malfaiteurs se lasseront avant lui.
La boutique d'un artisan dégradée 17 fois
La boutique d'un artisan dégradée 17 fois



Mots-clés de l'article : 6e arrondissement, fait divers, police


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