Hôtels clandestins pour touristes asiatiques

Hôtels non déclarés dans le 4e arrondissement de Paris.


Démantèlement de quatre hôtels clandestins à Paris.


12 Août 2011 - 16:47
     

Début août, les policiers du commissariat du 4e arrondissement de Paris soupçonnent qu’un appartement de la rue Rambuteau est utilisé comme hôtel non déclaré, accueillant des touristes asiatiques.

Leurs surveillances le confirment. Le 9 août, au petit matin, ils se rendent sur place et découvrent 14 couchages en lits superposés et 12 touristes coréens. Le gestionnaire des lieux est interpellé.
Au cours de la perquisition, ils saisissent de nombreux carnets de réservation, des feuillets de bons de paiement et plus de 900 euros. A 8 heures, en Seine-Saint-Denis, l’épouse de l’hôtelier est à son tour arrêtée à leur domicile.
Les touristes expliquent payer 21 euros la nuit, versant généralement le montant des nuitées sur un compte bancaire coréen via internet.

Quatre autres établissements clandestins situés dans la capitale sont également gérés par le couple, leur fille s’occupant de l’un d’entre eux ; elle est interpellée de même qu’une femme en situation irrégulière employée comme femme de ménage et cuisinière.
Le couple explique avoir débuté son activité avec un seul « hôtel » en septembre 2009, gagnant jusqu’à 6.000 euros mensuel en haute saison pour ce seul site.
(c) Franck Boston - Fotolia.com
(c) Franck Boston - Fotolia.com

L’épouse reconnaît par ailleurs avoir fait travailler une étudiante 8 heures par jour sans être rémunérée mais en étant logée gratuitement.
30.000 euros ont été découverts sur leur compte, aussitôt bloqués à titre d’avoirs financiers frauduleux en application de la loi Warsmann. Le groupe d’intervention régional de Paris (GIR 75), co-saisi, a en outre initié un redressement fiscal et social.
La direction des transports et de la protection du public (DTPP) ainsi que l’unité de coordination et de lutte contre l’immigration clandestine (UCLIC) ont été avisées.
Les « hôteliers » ont été laissés libres ; l’enquête se poursuit.

Source : Service de la communication de la préfecture de police de Paris.



Vaea Devatine
Journaliste tahitienne. Formations universitaires modestes, en droit, en sciences sociales... En savoir plus sur cet auteur

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