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L'Art, une affaire de famille

Septième Tribune


     

En marge d'un colloque sur dialogue interreligieux rue Albert de Lapparent, la jeune artiste latino-saoudienne Latifa Al-Sowayel expose ses toiles.


Luma Ghazzaoui
27 Mai 2009 - 08:15

L'occasion pour nous de mieux connaître la jeune artiste et à travers ses oeuvres, la modernité de la femme en Arabie Saoudite.

Son atelier est situé dans le 7ème. Elle voyage de Paris à Ryad. Produit de l'amour entre une mère artiste cubano- vénézuélienne et un père homme d'affaires saoudien, Latifa vit intensément le présent et son futur à la fois. De ses parents, elle reçoit le goût du travail, de l'art et de la beauté. L'Art ce n'est pas seulement visuel mais héréditaire puisque devenue artiste impressionniste, elle arrache ce qu'elle perçoit de sa maman décoratrice de métier dans sa creation de bijoux . Sa mère joue un grand rôle en lui faisant visiter depuis toute petite les musées aux quatre coins de la planète pour essayer de capter ce qui fait l'étoffe de grands artistes comme Tintoretto, Ingres, Delacroix, Leonard de Vinci pour ne citer qu'eux.
Mais Latifa ne s'est pas seulement contenté d'admirer les oeuvres des plus grands. Sans dévoiler les secrets de cette jeune artiste de 24 ans, il suffit de rappeler qu'elle a passé des heures en compagnie de grands artistes comme Ramon Alejandro, le meilleur artiste cubain contemporain, ou Botero, un grand ami de la famille, à ressentir la création de leurs oeuvres pour comprendre qu'elle a assisté ce que peu de personnes voient : le silence et la solitude de l'artiste.
L'Art, une affaire de famille

L'Art on le comprend a eu un grand impact sur cette artiste peintre qui vient d'une région du monde pas si lointaine de nous mais plutôt inconnue pour la majorité d'entre nous. Femme de terre d'encens à savoir l'Arabie saoudite. Nous remarquons la présence de cette terre dans chacun de ses tableaux, veritables traits d'union entre les peuples car elle structure une forme de communion propre à elle et aussitôt consacré au service de l'ouverture. Trouvant injstes les préjugés sur les femmes de son pays, elle est bien placée pour nous montrer l'effort et l'evolution dans leur démarche vers la lucidité. Dans ses tableaux, Latifa Al- Sowayel ne rèvele pas le tranchement de son métissage, au contraire on retrouve l'affirmation de son identité par l'accord des couleurs de sable doré du désert à la chaleur d'une femme latino-américaine. Les mouvement lents de son pinceau nous rappellent donc ceux des palmiers ou des dunse effleurées par un souffle d'air. Mais n'est pas sud-américaine qui veut : son fond révolutionnaire lui fait revendiquer son existence. Dans ses créations l'artiste adopte un rituel assez "mignon", celui de laisser une trace brillante de pierres précieuses jusqu'au " finishing" c'est-à-dire sa signature, une attention qui reflète la personalité d'une fille devenue une femme à part entière mais ....mais l'enfance est une étape de la vie qu'elle a du mal à oublier. Lafita fait volontiers l'aller -retour vers cette période.
L'Art, une affaire de famille

C'est pour toutes ces raisons que l'on peut définir à travers elle la nouvelle génération saoudienne vivant à Paris à Riyad ou ailleurs. Comme toutes les femmes du monde, le défi est d'être toujours égale de l'homme et pas seulement complémentaire.







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