La collection Serge Robin dispersée

Une des ventes phares à l'Hôtel Drouot dans le 9e arrondissement avant les vacances de février.


La vente des oeuvres et objets de l'appartement parisien de Serge Robin atteindra peut-être des records.


17 Février 2012 - 15:03
     

Le collection personnelle de Serge Robin, le célèbre architecte d’intérieur français est dispersée le 17 février 2012 à partir de 14 heures à la salle 5 de l’hôtel Drouot, dans le 9e arrondissement de Paris, sous le marteau de Maître Olivier Coutau-Bégarie.

Cette collection rend hommage à des artistes et créateurs couvrant une période de trois siècles du XVIIIème au XXème.

Les choix de Serge Robin sont ceux d’un homme ancré dans son époque, cultivé et sensible mais aussi connaisseur de l’évolution des arts. De nombreux objets de maîtrise, dont une Tour Eiffel en bois déjà citée par Paris Tribune, montrent le génie perpétué des bâtisseurs.

Mais la passion du décor conduit naturellement au théâtre. Un portrait de qualité de la comédienne Rejane (1856-1920), aussi connue à son époque que Sarah Bernhardt, figure au catalogue sous le numéro 171. Non signé, il est toutefois attribué à Louise Azema (1858-1827). Cette huile sur toile ornée d’un beau cadre ancien en bois doré est estimée de 1.000 à 1.200 €.

Pour des collectionneurs fortunés, le lot numéro 177, est un nu assis d’Edouard Vuillard du début du XXème siècle, huile sur toile signée du cachet d’atelier en bas à droite de 23,5 x 22 cm. L’estimation : 40.000 à 60.000 €.
Né en 1868 et décédé en 1940, Edouard Vuillard participe à « la confrérie des nabis » avec Pierre Bonnard, tout en se réclamant de Paul Gauguin. Il s’oriente davantage vers des portraits. Il devient l’un des peintres en vogue auprès de la bourgeoisie parisienne.

Signalons aussi les oeuvres modernes de différents artistes dont Lamy qui est la signature de Pierre Lambert, artiste toujours en vie dont l’œuvre surréaliste ou fantastique se situe pour l’essentiel dans le dernier tiers du XXème Siècle.

Et puis, bien sûr, le mobilier et des objets de décoration de Serge Robin qui a travaillé pour des familles connues de tous, à travers le monde entier, aussi bien des familles royales, du Roi des Belges au Shah d’Iran, que pour de célèbres américains des Rockefeller au Kennedy ou bien encore la famille princière d’Arabie Saoudite et des français illustres y compris Charles de Gaulle.

Comme lors de chaque vacation, au prix d’adjudication s’ajoute les frais de vente de 23,92 % TTC et les estimations sont toujours hors frais.

Dandy, créatif, Serge Robin vend parce qu’il quitte Paris pour les Etats-Unis d’Amérique. La France du talent est atteinte d’un mal sur lequel les candidats à la présidentielle devrait s’exprimer : l’émigration.
Dispersion de la collection Serge Robin à l'Hôtel Drouot - Photo : VD.
Dispersion de la collection Serge Robin à l'Hôtel Drouot - Photo : VD.

Oeuvres et objets de la collection Serge Robin - Photo : VD.

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Il appartient aux personnes désirant porter des enchères de vérifier l'état des lots et de prendre toutes les informations auprès du commissaire-priseur qui réalise la vente et de l'expert.



Journaliste, coordinateur des articles sur l'histoire, culture et politique, ventes aux enchères. En savoir plus sur cet auteur

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