Projet Castagnary : Oui à un jardin partagé ! Non à des logements sociaux et étudiants !

Un nouveau visage pour la rue Castagnary dans le 15e arrondissement de Paris ?


Le conseil consultatif de quartier Georges Brassens présente le projet Castagnary de l'association Jeunes Parisiens de Paris.


La rédaction avec Yasmin Ramos et Louise Wessier
27 Mars 2011 - 16:33
     

A l'ordre du jour du conseil de quartier Brassens le mardi 22 mars 2011 à l'école maternelle de l'avenue de la porte Brancion dans le 15e arrondissement de Paris : le projet Castagnary qui a pour but d’installer des résidences pour étudiants et un foyer pour jeunes travailleurs au 69 rue Castagnary dans le 15e arrondissement, à la place d’une entreprise de poissonnerie.

Les habitants du quartier Labrouste-Castagnary ne sont pas favorables à ce changement et souhaitent changer ce lieu en un joli jardin partagé, afin d’amener verdure, oiseaux, échanges et bien-être dans un quartier jugé trop urbanisé. Ils souhaitent faire éclore un lien social à l'emplacement de l'actuelle poissonnerie dont le bail est arrivé à échéance. 56 jardins partagés ont reçu le label Main Verte de la Ville de Paris. Pourquoi pas un 57e jardin partagé à Paris pour un lieu de vie ouvert sur le quartier favorisant les rencontres entre générations et entre cultures ?
Philippe Goujon, député de Paris et maire du 15e arrondissement paraît favorable à la création d’un jardin partagé et explique que "depuis fort longtemps nous essayons de sortir la rue Castagnary de son délabrement".
Olivier Rigaud, vice-président de l’Association Jeunes Parisiens de Paris créée en 1991, soutient la population et souhaite "redynamiser le secteur de la rue Castagnary laissé à l’abandon depuis plus de 20 ans". L’objectif principal est de redonner vie à ce quartier. Elle fait la promotion de la végétalisation du quartier et notamment celle de la rue Castagnary, cherchant à "préserver le cadre de vie des parisiens et créer un patrimoine à passer entre les générations", explique Philippe Prince, président de l’association.
La rue Castagnary baptisée en 1896 du nom de Jules-Antoine Castagnary, journaliste et critique d’art, défenseur de Gustave Courbet.
La rue Castagnary baptisée en 1896 du nom de Jules-Antoine Castagnary, journaliste et critique d’art, défenseur de Gustave Courbet.

Le vice-président Olivier Rigaud prend le relais dans un long exposé mettant en scène la rue Castagnary et ses installations : vieux immeubles, installations ferroviaires peu surveillées, appareils électriques faisant fonctionner les TGV, ainsi que la présence de 2 larges cuves de 2.830 m3 chacune contenant du fioul lourd, un combustible dérivé du pétrole utilisé notamment dans les chaudières industrielles et impliqué dans la pollution de l'air.Il s’agit donc essentiellement d’un site industriel à embellir. L'idée de l'association est de recouvrir les hauts murs des voies ferrés de végétation pour "créer une belle entrée verte dans Paris", explique Olivier Rigaud dans son exposé illustré de photos montrant les conditions actuelles de la rue. "Nous souhaitons un jardin paysager sur 3.000 m² et un jardin partagé de 1.000 m² à l’emplacement de l’actuelle poissonnerie pour redynamiser ce secteur laissé à l’abandon depuis plus de 20 ans".
Pour les habitants du 15e arrondissement, les cuves de la Compagnie Parisienne de Chauffage Urbain (CPCU) situées au 57 rue Castagnary représentent un vrai danger. Le 16 décembre 2008, un convoi CPCU arrive trop vite en fin de voie et s’arrête, avant de tomber directement sur la poissonnerie. Ce wagon existe toujours sur les voies et rappelle sans cesse ce mauvais souvenir. Peu à peu tagué, il est le symbole d’un accident qui aurait pu avoir des conséquences bien plus dramatiques. Les riverains supportent déjà la vue de ces cuves chaque jour, ils souhaitent donc s'offrir un peu de détente et de nature sur leur lieu de vie.
La rue Castagnary, longue de 1030 mètres, longe en sens unique les voies ferrées vers la gare Montparnasse, de la rue Brancion à la place Falguière.
La rue Castagnary, longue de 1030 mètres, longe en sens unique les voies ferrées vers la gare Montparnasse, de la rue Brancion à la place Falguière.

Le problème ? La mairie de Paris envisage de construire à cet emplacement des logements sociaux, une résidence pour étudiants et un foyer pour jeunes travailleurs, soit environ 250 appartements.
Il y a déjà "40 % de logements sociaux" dit un riverain, "il ne faut pas faire de gros logements sociaux mais plutôt des petits. On a déjà suffisamment de logements sociaux dans notre quartier" rajoute un autre excédé par la politique du logement social de Bertrand Delanoë .
Le projet de jardin partagé permettant aux habitant de se retrouver dans un endroit convivial s’inscrit dans le développement durable. Déjà présenté en Conseil de Paris, il a été rejeté. Plusieurs lettres ont été adressées à Bertrand Delanoë, Maire de la Ville de Paris, et Anne Hidalgo, Première Adjointe au Maire en charge de l'urbanisme et conseillère de Paris du 15e arrondissement. Les lettres sont consultables sur le site de l’association. L’association ne comprend pas pourquoi la Mairie insiste "à vouloir construire des logements sociaux sur des terrains qui semblent inappropriés". Elle garde bon espoir, avec le soutien des riverains, de convaincre le Maire et sa Première Adjointe.
Le bail de la poissonnerie de la rue Castagnary, célèbre pour ses arrivages de poissons et fruits de mer en provenance de Bretagne, est arrivé à expiration.
Le bail de la poissonnerie de la rue Castagnary, célèbre pour ses arrivages de poissons et fruits de mer en provenance de Bretagne, est arrivé à expiration.




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